Le retour d’une maladie que l’on croyait presque éradiquée ou le bien fondé de la vaccination. Cas de la rougeole

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Deux faits qui posent question

Février 2015, la mort d’un nourrisson suite à une rougeole en Allemagne relance le débat de la vaccination. Ce cas n’est pas un événement isolé, depuis quelques années on observe la recrudescence des cas de rougeole, notamment dans les pays de l’Union Européenne. Il faut savoir que ce vaccin n’est que seulement recommandé, ce qui pousse certains médecins à le voir devenir obligatoire. Il est à noter qu’en Allemagne la vaccination des nourrissons est laissée au libre arbitre des parents et qu’aucun vaccin n’est obligatoire.

En métropole, fin de l’année 2014, des parents ont comparu devant le tribunal correctionnel pour maltraitance, suite au refus de faire vacciner leur fille de 3 ans contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP). Ce refus d’administration d’un vaccin obligatoire est passible d’emprisonnement et d’une amende, selon le code de la santé publique. Cependant, dans le préambule de la Constitution est mentionné la liberté thérapeutique, au nom de laquelle la question de la liberté vaccinale peut se poser. Suite à ce procès, le conseil constitutionel s’est réuni en janvier 2015, pour statuer sur une question prioritaire de constitutionnalité. La plus haute instance juridictionnelle devrait départager ce conflit dans les trois prochains mois. Si celui-ci donne raison aux parents et reconnaît le droit à la liberté vaccinale, alors les vaccins obligatoires n’auront sans doute plus lieux d’être.

Rougeole : état des lieux

Grâce à la vaccination, le virus de la rougeole aurait pu être éradiqué selon les experts, au même titre que la coqueluche ou la poliomyélite. Le nombre de cas avait fortement diminué après les campagnes de vaccination qui ont commencé dans les années 60. Au cours des vingt dernières années, le taux d’incidence avait diminué d’environ 96%. En 2007, seulement moins d’une quarantaine de cas ont été déclarés en métropole.

Les experts considèrent que depuis 1990, la rougeole avait presque disparu. Or une recrudescence est observée dans les pays industrialisés, dont l’Europe.
Depuis 2011, ce nombre a été multiplié par 375, pour atteindre, cette année-là, la barre des 35 000 personnes infectées par le virus. En Europe, plus de 22 000 cas ont été rapportés sur le continent européen en 2014. Depuis février 2014, une épidémie de rougeole sévit en Bosnie-Herzégovine et en Serbie et serait la source de l’épidémie sévissant en Europe.
Le même phénomène serait également observé en Amérique du Nord, où il n’y a jamais eu autant de cas de rougeole rapportés (environ 640) depuis plusieurs années. Le nombre de nouveaux cas continuent d’augmenter en 2015, une vingtaine de cas de rougeole recensés au Canada depuis le début de l’année.
De plus parmi les personnes souffrant de la rougeole en France au cours des dernières années écoulées, 80% n’avaient reçu qu’une seule dose voire n’avait pas été vacciné.

 

L’image de la vaccination

Cette augmentation de cas observée en France notamment s’explique par le manque de confiance de la population dans la vaccination et une image peu menaçante de ces infections.
Pour beaucoup de parents, la vaccination est sujet à débat ; principalement dû à la peur des effets indésirables. A l’heure de l’hyperinformation, ces parents inquiets trouvent facilement sur internet et dans les magazines, nombre d’articles, de blog, de guides mettant en garde sur les méfaits de la vaccination.
De plus, les pathologies comme la rougeole ou la poliomyélite ne sont plus considérées par les jeunes générations comme des maladies graves et dangereuses. Ce qui n’est pas la réalité, pour rappel, la rougeole est une infection virale contagieuse qui peut avoir des complications graves comme des encéphalites (un cas sur mille), des problèmes respiratoires sévères, cardiaques, ophtalmologiques et pouvant aller jusqu’au décés. Dans un tiers des cas, elle nécessite une hospitalisation. Le traitement de la rougeole ne permet pas de guérir de la maladie mais uniquer de soigner les symptômes causés par le virus.

Avant la découverte du vaccin, la rougeole etait la cause, chaque année, en France, d’une centaine de décés et de milliers d’enfants atteints de séquelles neurologiques. Depuis 2011, le calendrier vaccinal recommande une première injection à 12 mois, puis une seconde vers 16-18 mois.
A ce jour, on estime que 90% des enfants reçoivent au moins une dose du vaccin sur les deux nécessaires pour une protection optimale. Selon les autorités sanitaires, cette couverture est insuffisante pour éradiquer le virus ou éviter la propagation. Pour obtenir ce résultat, il faudrait que 90% des enfants de la population française reçoivent les deux doses du vaccin ROR (rougeole-oreillon-rubéole).

 

PAR : CAMILLE BEHIER

 

Sources:

OMS

Ministère de la Santé

Institut de surveillance sanitaire

 

 

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